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Ars et le fondateur de l’Opus Dei

Mots: Âme sacerdotal, Voyages
Bureau d'accueil à Ars
Rue d'Ars en 2010
Rue d'Ars en 2010

Au XIXème siècle, la petite commune d’Ars, en France, devint le centre de la vie religieuse de tout le pays. De 1818 à 1859, le nombre des pèlerins était tel que la compagnie des chemins de fer qui desservait la commune ouvrit un bureau spécial à Lyon pour mieux gérer le trafic entre la capitale des Gaules et le village d’Ars. Jean-Marie Vianney, né en 1786, en était la cause. Il avait surmonté d’innombrables obstacles avant de se faire ordonner prêtre et lorsque la petite paroisse d’Ars lui fut confiée, il faut l’artisan de son grand essor spirituel, grâce à sa prédication, sa mortification, à sa prière et à son inlassable charité.

Ses quarante-deux ans de vie à Ars, furent scellés par un amour sans faille à sa vocation sacerdotale et par son don aux âmes.
Le Saint Curé d’Ars, comme on se plaît à l’appeler dans l’Église, passait souvent plus de seize heures à son confessionnal, à pardonner les péchés au nom de Dieu, à encourager, à entourer de sa chaleur humaine les pénitents qui percevaient son identification au Christ Prêtre. Píe XI le canonisa en 1925 et en fit le patron du clergé séculier dans le monde.

Le fondateur de l'Opus Dei avec don Alvaro del Portillo à Ars
Le fondateur de l'Opus Dei avec don Alvaro del Portillo à Ars
Saint Josémaria à Ars

Saint Josémaria eut toujours un recours plein de foi à saint Jean-Marie Vianney dont il reconnaissait les caractéristiques sacerdotales. En 1953, il parcourut, pour la première fois, les lieux où ce saint avait exercé si fidèlement son ministère sacerdotal et pria devant la châsse dans laquelle est exposé son corps. Don Alvaro del Portillo était avec lui et l’y accompagna par la suite, en 1955, 1956, 1958, 1959 et 1960.

Lorsque saint Josémaria parlait aux prêtres de leur attachement au sacrement de Pénitence, il leur disait:
« Asseyez-vous dans votre confessionnal, tous les jours, ou, au moins, deux ou trois fois par semaine, pour y attendre les âmes, comme un pêcheur guette les poissons. Au départ, il n’y aura sans doute personne. Prenez votre bréviaire, un livre de lecture spirituelle ou de méditation. Les premiers jours vous arriverez à lire et à méditer ; ensuite, vous recevrez une petite vieille et vous lui montrerez qu’il ne suffit pas qu’elle soit bonne à elle toute seule, qu’il faut qu’elle vous amène ses petits enfants. Quatre ou cinq jours après, vous recevrez deux fillettes, puis un grand garçon, et ensuite un homme, rasant les murs… Au bout de deux mois, on ne vous laissera plus vivre, vous ne pourrez plus prier ni rien faire d’autre, parce que vous êtes le Christ qui dit : Je t’absous ». Et de conclure : « Aimez le confessionnal. Aimez-le ! Aimez-le! [...] C’est le chemin pour dédommager le Seigneur pour tant de vos frères qui, par les temps qui courent, ne veulent plus s’asseoir au confessionnal, ni écouter les âmes, ni administrer le pardon de Dieu » (Saint Josémaria, notes d’une réunion avec des prêtres à Oporto, Portugal, le 31 octobre 1972. AGP, PO4, vol. II, p. 758).

À l’occasion du 150ème anniversaire de la mort du Curé d’Ars, Benoît XVI a convoqué l’Année Sacerdotale, pour « favoriser l’élan des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend surtout l’efficacité de leur ministère » (Discours aux participants à l’assemblée plénière de la congrégation pour le clergé, 16 mars 2009).

La commune d’Ars qui n’a pas plus de mille habitants, attire cependant tous les ans 500.000 pèlerins du monde entier.