AccueilNouvellesIsidore Zorzano, déclaré vénérable
Nouvelles

Isidore Zorzano, déclaré vénérable

22 décembre 2016

Mots: Amour de Dieu, Souffrance, Église, Logroño, Pape, Sainteté, Isidoro Zorzano
Le Saint-Père François a autorisé hier soir la Congrégation des Causes des Saints à promulguer les décrets concernant huit causes de canonisation. Entre autres, celui sur l’héroïcité des vertus d’Isidore Zorzano, (1902-1943), ingénieur, incorporé à l’Opus Dei en 1930.

Mgr Fernando Ocariz, vicaire auxiliaire et général de l’Opus Dei, à la tête de la prélature depuis le décès de mgr Xavier Echevarria, s’en réjouit : « C’est une joie toute spéciale, pleine de reconnaissance envers le pape François qui nous touche en ce moment où nous sommes dans la peine d’avoir perdu notre très cher prélat ».
Il a ajouté par ailleurs qu’«Isidore Zorzano fut un exemple d’ardeur au travail, d’esprit de service dans son métier, de sens de la justice sociale, au cœur de ses relations avec ses collègues qu’il traitait avec sollicitude et avec respect, d’amour de l’Eucharistie, d’une grande foi en Dieu et d’une sensibilité spéciale envers les plus nécessiteux. Je m’unis à tous les fidèles et amis de la prélature et aux nombreux dévots d’Isidore pour demander au Seigneur que son exemple nous aide à faire un pas dans ces aspects si importants de la vie chrétienne et à être de bons fils de l’Église ».
Dans une interview, Mgr José Luis Gutierrez, postulateur de la cause, évoque la loyauté d’Isidore et le propose comme modèle aux travailleurs. La renommée de sainteté d’Isidore est très répandue comme le montrent plus de 5.000 rapports de faveurs attribuées à son intercession. Mgr Gutierrez nous invite à profiter de ce nouveau pas franchi vers la béatification d’Isidore pour demander à Dieu des faveurs et des miracles par son intercession.

Profil biographique
Isidore Zorzano naquit à Buenos Aires, en Argentine, le 13 septembre 1902. Trois ans après, sa famille revint en Espagne et s’installa à Logroño. Au lycée, il fut l’ami de Josémaria Escriva.
Adolescent, il intensifia sa pratique religieuse aidé des bons conseils de prêtres qu’il avait cherchés. Très investi dans les œuvres de miséricorde, il était toujours disposé à aider les gens. Ingénieur industriel en 1927, il travailla dans le chantier naval de Cadiz. Plus tard, il fut embauché dans la Compagnie des Chemins de fer Andalous, à Malaga où il était aussi professeur à l’École industrielle. Ce fut à cette période de sa vie où il sentit une profonde inquiétude spirituelle.
En 1930, Josémaria Escriva, ordonné prêtre en 1925, lui exposa le message de l’Opus Dei : chercher la sainteté et faire de l’apostolat à travers son travail professionnel et avec l’accomplissement des devoirs ordinaires. Comme tout cela répondait à ses aspirations, Isidore décida de faire partie de l’Opus Dei. Pour cultiver sa vie de prière, il se levait de bonne heure pour assister à la Messe et communier. Il prêtait main forte à des œuvres d’assistance sociale. Son sens de la justice, son esprit de service et sa proximité étaient appréciés de ceux qui étaient sous sa direction.
Durant la Guerre Civile espagnole, il secourut de nombreuses personnes en les ravitaillant, en leur procurant son aide spirituelle.
Il réussit à ce que les membres de l’Opus Dei, dispersés par le conflit, soient toujours en contact avec saint Josémaria et unis entre eux. Dans ces circonstances-là, son amour de l’Eucharistie était manifeste. En dépit des restrictions, il fournissait à saint Josémaria et à d’autres prêtres, le pain et le vin pour qu’ils arrivent à dire leur Messe dans la clandestinité. Il gardait les hosties pour porter la communion aux refugiés et facilitait à ses connaissances l’assistance à la célébration eucharistique. Pour porter secours à tous ces gens, il se servait de son passe-droit argentin, condition d’étranger, très précairement étayée par un extrait de naissance à Buenos Aires. Il aurait pu être arrêté et exécuté à tout moment.
À la fin de la guerre, Isidore travailla dans la Compagnie Nationale des Chemins de fer de l’Ouest. Saint Josémaria lui confia la gestion des œuvres d’apostolat de l’Opus Dei. Il s’y attacha avec une grande disponibilité, beaucoup d’humilité et sans perdre la paix devant les difficultés financières. Isidore qui méditait profondément la vie du Christ, avait un attachement filial envers la Sainte Vierge et montrait combien il aimait Dieu en servant les autres et en prenant soin des petites choses.
Au début de l’année 1943 il fut atteint d’une lymphogranulomatose maligne, dont il endura les souffrances avec force d’âme et en s’abandonnant à la volonté de Dieu. Il décéda, en odeur de sainteté, le 15 juillet, à quarante ans. Enterré au cimetière de La Almudena, à Madrid, sa dépouille fut transférée en 2009 à la paroisse San Alberto Magno, à Madrid, où il repose désormais.

Itinéraire de la cause de canonisation
Au procès d’information sur Isidore Zorzano, instruit à Madrid entre 1948 et 1961, il y eu 71 témoins, dont saint Josémaria.
Par la suite, les dispositions du bienheureux Paul VI et de saint Jean-Paul II, modifièrent les normes des causes de canonisation.
De ce fait, entre 1993 et 1994, un procès additionnel fut instruit. En 1994, la Congrégation des Causes des Saints décréta la validité des deux procès, informatif et additionnel.
Le 25 mars 2006, la Positio sur la vie et les vertus du serviteur de Dieu fut déposée auprès de ce dicastère. Le 17 novembre 2015, le congrès particulier des consultants théologiques répondit positivement à la question sur l’exercice héroïque des vertus d’Isidore Zorzano. C’est dans ce sens-là que la séance ordinaire des cardinaux et des évêques s’est prononcée le 13 décembre 2016.
Mercredi 21 décembre 2016, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation des Causes des Saints, remit un rapport détaillé des phases de la cause au pape François qui ratifia le vote de la Congrégation des Causes des Saints et autorisa à publier le décret par lequel le serviteur de Dieu Isidore Zorzano est déclaré vénérable.




Documents en rapport

Vidéo

Audience générale du 19 novembre 2014

Un grand don du Concile Vatican ii est d’avoir retrouvé une vision d’Église fondée sur la communion, et d’avoir inclus également le principe de l’autorité et de la hiérarchie dans cette perspective. Cela nous a aidés à mieux comprendre que tous les chrétiens, en tant que baptisés, ont une dignité égale devant le Seigneur et qu’ils sont liés par la même vocation, qui est celle à la sainteté (cf. Const. Lumen gentium, 39-42). À présent, nous nous demandons : en quoi consiste cette vocation universelle à être saints ? Et comment pouvons-nous la réaliser ?

Documents

Mots en Nouvelles